Incognita n°8 – Armand Gatti ou la Parole Errante

20,00

Numéro n°8 d’Incognita : Armand Gatti ou la Parole errante

Catégorie : Étiquettes : ,

Description

La revue Incognita n°8 Armand Gatti ou la Parole Errante sera visible et disponible au stand de la parole errante.

La parole errante
9, rue François Debergue – 93100 Montreuil
Marché de la poésie
Place saint-sulpice
Paris 6e
Jeudi 12 au Dimanche 15 juin 2014

Vient de Paraître

Lire Armand Gatti, c’est accepter d’être submergé par une floraison d’images et de mots inaccessibles d’emblée parce que si proches et si lointains de nous-mêmes. C’est vivre dans le temps des orages d’une cinquième saison, celle des couleurs que l’auteur va chercher en enfer avec une constante énergie puisée dans l’esprit des révoltes. Dans ses paumes et au mitan du coeur. C’est comprendre le théâtre de la vie à refaire, à la rencontre d’un étonnant arc-en-ciel (Ô Rimbaud).
Robert Desnos rêvait parfois de faire de la « poétique » un chapitre des Mathématiques. La mort à Terezín arrête le coeur de son oeuvre à venir de battre. Armand Gatti a mis le poème à hauteur de la science mathématique (et celle du nombre). Les 1 757 pages de La Parole errante éditée par Verdier hissent ce grand livre à hauteur de L’Homme sans qualité de Robert Musil, du Jeu des perles de verre d’Herman Hesse, d’Ulysse de James Joyce, des Mémoires d’Outre-Tombe de François-René de Chateaubriand, La Multiplication de Franc Mallet, du Si you ki (Le voyage en occident) de Wou Tch’eng Ngen. La Parole errante est une recherche proustienne du manuscrit perdu, une quête orphique des mots – du mot – qui se propagent dans le sang du poète. La ville de Nantes est évoquée dans ce livre-empereur avec André Breton comme un vrai poète de la cité d’Orphée.…
Luc Vidal

 

« Je crois qu’il est temps de participer à tous ces débats qui concernent le « pourquoi » et le « comment » de l’univers. Je refuse de croire qu’il y a d’un côté le langage scientifique et de l’autre le langage poétique. Lorsque Démocrite a posé la question de la matière (en nommant les atomes), sa démarche était remarquablement impertinente parce qu’elle a multiplié les passerelles entre tous les domaines intellectuels. Peintres, écrivains, musiciens, astronomes… tous ne pouvaient que se sentir concernés par une telle approche du monde. Or notre société a voulu absolument compartimenter les choses et en interdire l’accès à certains. Je refuse cette logique qui dicte que les seuls politiques, scientifiques, ou hommes d’églises sont en charge de penser pour nous des questions aussi graves ».
Armand Gatti
A. Gatti – Cl. Faber, La poésie de l’étoile, éd. Descartes et Cie, 1998, pp. 217-218.