“Le jockey perdu et autres nouvelles” de Jean-Louis Berdot, avec des peintures de Marie T. Roche
Parution d’une nouvelle édition
Est-ce mon émerveillement pour le système digestif des ruminants ?
Je ne sais.
Toujours est-il que j’ai éprouvé un certain engouement à relire des nouvelles écrites dans les
années 80 et exhumées d’une cave trop longtemps délaissée.
Bien sûr la mémoire est sélective. Je ne me souviens plus très bien du contexte dans lequel
je les ai écrites. Elles batifolent dans ma tête sans chronologie et sans socle. Leur
point commun : une inspiration d’essence surréaliste, tendance abracadabrantesque.
Pourtant, comme on dit de l’oeuvre d’un peintre qu’elle témoigne de son époque, ces
nouvelles portent trace de problématiques et de slogans contemporains de ma jeunesse :
rénovation urbaine, agriculture industrielle, commercialisation du sport, « orwellisation » de la
société, utopies et solidarités, « la femme est l’avenir de l’homme »…
Quarante ans plus tard, quel écho reste-t-il de ces Abracadabrances 80 ?
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J.-L. Berdot


